Pagnolie l'espace de l'enfance et de la liberté

Garlaban

La pagnolie ce bout de terres entre Huveaune et Garlaban me laisse songeur sur l'enfance et l'immense espace de liberté alors présent.

C'est un territoire lié à l'enfance de Pagnol, à ses souvenirs d'enfance en tant qu'œuvre, c'est là où la liberté s'exprime, où l'enfance est.
L'école à Marseille, si elle est joyeuse n'est pas chez Marcel, ni chez aucun autre enfant un espace de l'enfance, c'est un lieu obligatoire où l'homme se construit, mais non un espace où l'enfant est, où l'enfant est libre.

La liberté, c'est quoi ?
La liberté c'est je, c'est moi qui décide les règles, c'est moi qui joue un personnage, c'est moi qui imagine les paysages de nos aventures, c'est moi qui partage avec toi ces mêmes moments et qui te donne mon accord, ma complicité en riant avec toi, et toi avec moi.

La liberté de l'enfance n'a comme limite que celle de son imagination, c'est dire comme elle est immense.

Plus tard, l'enfance s'échappe au détour de adolescence, qui sous couvert d'avantage de liberté nous montre les murs de la réalité, celle qui nous apprend avec le temps que notre esprit d'enfant connaissait la liberté à l'état pur. Toute une vie ne nous suffira pas qu'à nous en éloigner.
Si cette liberté nous pouvons y penser, y rêver, une chose manquera toujours, comme une clé de lecture, un état d'esprit suprême que la sagesse viendra compenser, cette état d'esprit qui n'est effacé, complice de la liberté, c'est l'inconscience.
A y reflechir, liberté sans inconscience ne sert à rien, l'inverse n'est pas vivable non plus.

A ces belles années qui se sont enfuient sans dire qu'elle partaient