L'art d'écrire se prends les pieds dans le web

En cherchant ce qui se raconte en ce moment dans Twitter au sujet de Pagnol, je tombe sur un tweet qui traite d'une Rando au Taoumé.

Le texte proposant de télécharger le topo, je n'hésite pas une seconde à franchir la barrière rocheuse du lien et me voila, en images et en expressions au pays de Pagnol.

J'arrive sur la page 2 du document, et mon esprit curieux m'invite à lire un encart sur Marcel Pagnol. Je trouve le texte bien joli, mais illisible, mal structuré, mal séquencé. Je le relis une seconde fois, et une troisième jusqu'à trouver la bonne séquence, la bonne césure entre les phrases et là le texte prends tout son sens. Bon ce n'est pas du Pagnol loin s'en faut.

Voici le texte : "Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers".

C'est par ces premières images que Pagnol commence ses souvenirs
d'enfance.
Le décor est ainsi planté : au dessus du Garlaban on imagine le
ciel bleu, sous le sabot des chèvres, des plantes toutes différentes mais
toutes odorantes, et dans ce passé des chevriers toutes les hautes couleurs des personnages que l'on rattache, aujourd'hui encore, au Monde de Pagnol tant la description qu'il en a fait est précise et juste.
Dans "Le château de ma Mère" et "La Gloire de mon Père", cette grotte est le lieu où Marcel Pagnol et son ami
Lili des Bellons avaient trouvé refuge un soir d'orage. C'est également ce lieu que Pagnol avait choisi pour élire
domicile en tant qu'ermite.

Et plus je relis ce texte, plus je me dit que je le connais, je le connais même très bien.
Je lance mon moteur de recherche favoris, l'interroge avec un petit extrait du texte, j'obtiens les résultat. En haut des résultats, le premier site est la rubrique Marcel Pagnol du site Coeur de Provence.

Le texte est identique, à une virgule près, celle là même qui fait que la lecture est bancale.

Je lance alors mon outil de messagerie favoris avec en adresse destinataire l'email du site d'où provient le fichier de randonnée sur le Taoumé.

La réponse est arrivée moins de 24 heures après avec une correction apportée au texte qui s'est trouvé enrichie du nom du site web source du texte sur Pagnol.

Voila qui procure un double réconfort, d'abord flatteur et laissant penser que le texte a une certaine qualité, enfin auprès des randonneurs qui ont un bon esprit, puisque la correction a été faite rapidement et sans devoir insister.
Peut-être que le sujet de Pagnol n'a pas échauffé les esprits, sans doute parce que Pagnol n'était pas là pour raconter l'épisode.